La journée se déroule, sans relief, sans saveur. Une journée pour vivre et se cacher.
Se cacher de sentiments inverses, se cacher pour mieux réfléchir et infléchir la tendance négative du moment.
Se cacher d’un silence de mort, le grand silence, celui qui fait peur, celui qui dit tout, mais aussi rien à fois. Celui qui fait mal eu ventre et à la tête. La journée est définie par une convention de 24h, c’est plus que ce que l’humain supporte. Le silence est lui éternel.

Chacun se cache, se voile, se démène pour calmer la tempête déclenché dans chaque tête.
Ça fait mal, ça cogne, ça s’entrechoque. Quelques mots du quotidien jetés sur un ton neutre. Rien de bien sérieux. La colère est sourde, lourde, elle est là, elle cherche la moindre interstice pour intégrer l’esprit de l’un d’entre nous.
Et finalement, chacun vaque à ses occupations. Dormir, scroller ces fichus réseaux sociaux, partir faire des tâches quotidiennes pour l’un, s’occuper des rejetons, travailler sur un sujet sérieux, réorganiser son numérique et écrire ce texte pour l’autre.
L’espace intérieur est sacré, il ne faut pas y toucher.
Combien de temps pour que ce silence finisse par se transformer en paroles et actes ?
Nul ne sait. Les corps pourront fusionner, mais les idées sont loin, trop loin.
Un instant, les âmes pourront se connecter. Pour mieux se déchirer et mettre l’âme à sac. C’est un vol à l’arraché, un coup de canif dans le contrat global qui unit 2 êtres.
La nuit ne portera aucun conseil, les adages ne sont pas très bon pour évoquer des cas complexes.
La sentence sera rigide et pleine de mauvais sentiments, mais la libération qu’elle procurera permettra au silence de laisser place à l’espoir, après que sera parti les derniers doutes.

Tant que ce silence roulera des mécaniques la vérité n’éclatera pas, le bonheur restera ailleurs. A moins que l’un d’entre eux se dévoile et brise ce silence.
Oui c’est tout à fait possible. Ce jour là sera un autre jour, pas celui d’aujourd’hui, mais d’un autre destin.
La destination est inconnue, et ne mérite pas que l’on s’y attarde. Attaquer des problèmes bien réels.
Brisons le brouillard mis en place par le silence.
Le néant guette dans un coin.

Redscape.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *